Leila Belkacem, vingt-deux ans, jeune étudiante en deuxième année de BTS management, passe tous les jours devant un grand terrain, sur lequel un vieux bâtiment délabré s’est fait envahir par une végétation abondante et verdoyante.
Sous les herbes hautes la friche est remplie d’histoires. Là, on déposait, anciennement, les cargaisons des bateaux. Là, les couples se disaient au revoir avec tristesse au moment des départs des navires. Là, des enfants inventaient des histoires de pirates et de sirènes. Là, des escargots se rassemblaient en paix. Là, les chats jouaient dans les herbes folles.
Aujourd'hui cet endroit est juste un squat de plus dans la ville, un endroit sali par les canettes et autres déchets.
Leila rêve de faire de cet endroit un lieu idéal où les gens viendraient prendre leur café, faire leurs courses dans une ambiance familiale et chaleureuse. Elle serait accessible à tout le monde. Les vitraux du bâtiment rénové arroseraient de couleur le grand espace de passage et de rencontre, quand le soleil serait au rendez-vous.
On y passerait des heures, on y ferait des fêtes magiques, avec des grands repas, des événements de partage.
La végétation, on la laisserait grimper sur les murs. On y ferait pousser des fleurs. Les escargots retrouveraient leur assemblée. Et chats et oiseaux se courseraient dans les allées.
Pour l’instant Leila rêve… mais moi je sais qu’elle fera de ce rêve une réalité.
Les jeunes sont plus sensibles à leur environnement, et ont des idées pour le rendre plus vivant et inclusif.
Les rêves peuvent devenir réalité.
On a créé un personnage fictif qui découvrait une friche et qui en faisait son lieu rêvé. Pour moi c'était l'occasion d'exprimer certaines valeurs importantes dans la vie en communauté.
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