Notre friche

Fassaanti

Texte

PHEALTHoverty
INEQUALITY
CITIES
EARTH_LIFE
PEACE

L'oeuvre

Je m’appelle Hélène, j’ai soixante-trois ans.
Je suis veuve depuis très longtemps.
J’ai cessé de compter.
J'ai cessé de compter mes jours et mes heures de solitude.
J'ai cessé de pleurer son absence.
J’ai choisi de continuer à ressentir la présence de mon mari.
Et nulle part ailleurs, il est plus proche de moi que sur ce lieu magnifique que nous avions découvert ensemble.
“Notre friche”. Aujourd’hui encore je l’appelle ainsi.

“Notre friche” est près de la campagne, elle est très calme, il y a de la chaleur naturelle, une odeur agréable et le bruit de la rivière. Nous n'y avons jamais mis un coup de tondeuse pour laisser leurs habitats aux insectes et aux oiseaux.

Sous un arbre, il y a un fauteuil confortable pour se relaxer et s’évader dans des pensées imaginaires, loin des soucis. Loin du vacarme du quotidien.

Chacun passe quand il veut, c’est ouvert.

Ici on m’appelle Tata Hélène. C'est les enfants qui m'ont baptisée comme ça, parce que je m’entends avec tout le monde. Surtout les femmes. Nous partageons nos mots, nous cherchons à adoucir le quotidien des unes et des autres, nous ouvrons nos cœurs en toute simplicité, et chacune peut s’installer dans le fauteuil pour s’évader librement, quand elle le désire, vers ses pensées imaginaires.

Dans notre friche je sens encore sa présence,
Le vent, la rivière murmurent sa douce présence.
On vient le cœur ouvert, partager nos pensées,
Tata Hélène accueille, et nos peines sont apaisées.


Le message

On peut trouver un lieu ressource malgré la perte d'un être cher et créer un espace pour les femmes, quelle que soit leur situation.


Le processus créatif

Je me suis inspirée de ma belle-mère, la personne qui m'apporte de la paix et des solutions, et j'ai inventé un lieu qui lui ressemble.