S’il existe bien un territoire véritablement intime, ce serait notre propre corps. Seul territoire n’appartenant qu’à un seul individu. Avec la dysphorie de genre corporel, notre territoire personnel entre en conflit avec lui-même. C’est un espace en mouvement, en transformation, que ce soit notre regard sur lui ou l’espace lui-même. Un “territoire vivant”, sous-entend des frontières... entre l'identité ressentie et l'enveloppe corporelle, entre ce qu'on montre et ce qu'on vit. C'est un débat interne sur qui habite ce territoire.
Être vivant, c’est aussi une lutte pour exister, et ce dans son propre corps.
Depuis quelques mois, je réalise des courtes sessions d’autoportraits. Cette photographie fait partie de la deuxième datant de novembre 2025. Je crée ces autoportraits souvent sans idée du résultat attendu. Je suis parfois déçu·e et parfois surpris·e. Cette photographie a été créée dans ma salle de bain, sans éclairage supplémentaire. Par la suite, j’ai révélé son potentiel sur Adobe Lightroom, en la mettant en négatif, dévoilant ainsi les détails les plus importants : mon visage, et la poitrine que je dissimule - deux rapports au corps distincts.
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