Au bord d’un chemin que l’homme croit sien, le sauvage veille encore.Silencieux, digne, fragile et indompté, il nous regarde passer sans comprendre notre fuite en avant... ou arrière.Protéger ce regard, c’est protéger ce qui reste de vivant en nous.Car tant que la liberté respire dans les herbes, l’espoir n’a pas disparu.
Je ne cherchais pas d’image.J’avançais simplement, saisi par le calme du lieu, jusqu’à ce que le temps se suspende devant moi.Un regard sauvage, libre, intact, une présence discrète qui rappelle la fragilité du vivant.J’avais presque oublié l’appareil dans mes mains.Puis enfin, avec lenteur et respect, j’ai levé ma petite caméra, sans rompre l’équilibre de l’instant.Cette photographie n’est pas une prise, mais une rencontre,le témoignage silencieux d’une nature encore libre,et de la responsabilité que nous portons de la préserver.
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