Figé

Charlie Brunel Cadix

Photo

EARTH_LIFE

L'oeuvre


Le message

Ce brocard a été photographié dans un cimetière, en plein cœur de la ville.

Longtemps perçus comme des espaces exclusivement humains, certains lieux urbains deviennent aujourd’hui des refuges pour la vie sauvage. Le cimetière, par son calme, sa végétation et sa faible fréquentation, offre un territoire inattendu à des espèces habituellement associées aux milieux forestiers.

Cette image questionne notre manière de penser l’espace urbain. Le territoire n’est pas figé : il se transforme, se partage et se redéfinit au gré des usages, humains comme non-humains. Le regard de l’animal, face à l’objectif, matérialise cette frontière invisible entre deux mondes qui coexistent.

Le monde de demain pourrait être celui d’une ville plus poreuse, où la faune sauvage trouve sa place dans les marges, les interstices et les zones de respiration que nous laissons subsister.


Le processus créatif

Cette photographie est le fruit d’une observation régulière de la faune en milieu urbain. Le cimetière, situé au cœur de la ville, constitue un espace calme où la présence humaine est limitée et respectueuse.

La prise de vue s’est faite sans appât ni interaction, en laissant l’animal évoluer librement dans son environnement. J’ai cherché à saisir un moment de passage, une posture attentive et une rencontre brève entre l’animal et l’espace urbain qu’il habite désormais.

Mon intention était de montrer que la vie sauvage ne disparaît pas nécessairement face à l’urbanisation, mais qu’elle s’adapte et trouve de nouveaux territoires, parfois là où on ne l’attend pas.