Gaïa

Maescabra

Illustration

PHEALTHoverty
EQUALITY
INEQUALITY
WATER_LIFE
EARTH_LIFE
PEACE
CLIMAT

L'oeuvre


Le message

Je voulais transmettre avec Gaïa toute l'empathie et la colère par lesquelles je suis frappée lorsque des violences systémiques arrachent nos adelphes à la vie.

Gaïa dresse un parallèle entre les violences infligées aux écosystèmes et celles que subissent les femmes, et l'humanité toute entière. Elle incarne un corps qui porte les stigmates d'un système fondé sur la domination et l'exploitation du vivant. Le récit capitaliste qui brutalise les femmes est le même que celui qui détruit le vivant et épuise nos ressources naturelles, et ses racines se mêlent à celles d'autres luttes sociales.

Cependant, là où le monde tel que nous le connaissons s'effondre, la nature s'obstine à renaître. Ainsi, de la résistance du vivant jaillit la possibilité d'un monde plus juste.

Gaïa est donc à la fois une invitation à la réflexion collective mais aussi un chant d'espoir : de la douleur surgissent parfois des élans de solidarité, et de nos luttes naissent les promesses d'un avenir plus radieux.


Le processus créatif

Dans mon processus créatif, j'ai choisi de partir d'une photographie sous licence libre de Will Gullo (Unsplash), que j'ai réinterprétée pour incarner l'idée du territoire vivant. Elle m'a servi de point d'ancrage autour duquel j'ai par la suite pris des libertés créatives.

J'étais également portée par l'atmosphère de la chanson Minus Sixty One de Woodkid, dont la dimension aérienne et libératrice a guidé ma recherche de profondeur. J'ai l'impression que cette volonté d'élévation peut se ressentir dans la composition et dans les textures.

J'ai d'abord esquissé plusieurs croquis sur Procreate pour trouver l'équilibre entre fragilité et puissance. Peu à peu, j'ai affiné l'illustration de sorte à exprimer la tension entre souffrance et résilience. C'est pour cela qu'on peut voir des cascades couler de fissures. Le plus difficile a été de traduire visuellement cette double identité de territoire vivant sans tomber dans le cliché ou la sursymbolisation.