Depuis janvier 2025, je photographie chaque personne qui entre chez moi pour la première fois. Un Polaroid, un instant, un visage : une trace de passage. Ce collage rassemble ces images comme une archive des passages dans mon chez moi. Chaque portrait marque une première fois, un seuil franchi, une relation qui commence. Peu à peu, l’espace se transforme et s’agrandit à travers celles et ceux qui le traversent. Le lieu n’est plus seulement défini par ses murs, mais par les visages, les gestes et les histoires de cette génération qui l’habite. Ce projet parle d’hospitalité, de passage et de la manière dont un espace se construit à travers les liens de l’adolescence
Le projet s’est construit sur la durée, sans mise en scène élaborée. Chaque photographie est prise au moment de la première visite, de manière spontanée, avec un Polaroid. Le choix de l’instantanéité permet de capturer une présence brute, sincère, sans retouche. Avec le temps, les images se sont accumulées jusqu’à former un ensemble de photos. L’œuvre n’est pas née d’un projet théorique initial, mais d’un geste répété, presque rituel, devenu archive. C’est dans cette répétition et dans cette construction progressive que le travail prend sa dimension artistique.
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