Quand j'étais gosse, je jouais à la marelle
J'en avais rien à foutre, qu'on me trouve belle
Quand j'étais enfant, je regardais des Disney
Je combattais les méchants dans la cour de récré.
À présent, lorsque j'regarde
À la sortie d'l'école
Je ne fais que voir, des petits
Pas plus hauts que trois pommes,
Qui veulent déjà un costard,
Des filles qui montent derrière des motards
Qui se prennent pour la nouvelle pop Star
Et qui font semblant de fumer des cigares.
Mes p'tites sœurs se trouvent trop grosses
Elles veulent presque faire un régime
Elles pensent que se mettre du gloss
Ça les éloignera de l'usine
Mes p'tits frères ont deux facettes
Violents ou passifs
Mais c'est toujours la même disquette
C'est notre génération qui glisse
Personne n'a pensé, que les autres pouvaient être en faute,
Qu'au fait qu'ils aient tiktok, à six ans, c'est plutôt glauque.
Personne ne s'est dit que, ces parents si parfaits,
Il y avait peut-être quelque chose qu'ils n'avaient pas fait.
Si on laisse croire à l'enfant que l'écran est un miroir,
On leur donne à boire le poison qui les tuera plus tard,
Quand ils ont pour projet de devenir youtuber
Et qu'ils n'ont jamais, tenu un livre sans regarder l'heure,
On leur laisse penser qu'ils seront adultes à douze ans,
Pourquoi s'étonner qu'ils se prennent déjà pour des grands.
Et puis on s'inquiète qu'ils soient si fragiles,
On leur filent des médocs pour qu'ils soient plus dociles.
On n'se penche pas sur la cause de leurs tourments,
On en traite les conséquences avec des calmants.
Souvent je réfléchis à ce que deviens l'humanité en général. Et je pense surtout aux générations d'enfants actuelles. Quand on les voit on pourrait croire qu'ils se transforment en sortes d'adolescents. En réalité il s'agit d'enfants, de six, sept, huit, neuf ou dix ans. Il s'agit d'enfants qui auront ensuite onze, douze, treize ans, et qui penseront alors qu'ils sont déjà matures, qu'ils ont tout vu, et que leur vie se résume à ce qu'ils vivent maintenant. Il s'agit d'enfants qui grandissent dans un monde virtuel, dans un monde où les liens passent à travers un réseau électronique. Je trouve ça triste. Et je me questionne beaucoup sur ce à quoi cela peut mener.
Ce texte parle donc de mes observations, de mes incertitudes et des mes certitudes. Il parle de l'ignorance volontaire du sujet, qui est pourtant on ne peut plus préoccupants. À travers ce texte, j'espère que certains ou certaines seront amenés à se questionner, et à réfléchir à leur tour.
La plupart des textes que j'écris, je les écris sur un coup de tête. L'inspiration vient, alors j'écris ce qu'elle me dicte. Je ne retouche généralement rien, j'aime la spontanéité de mon écriture.
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