Hymne du Gardien
À la gloire des arbres en feuilles,
Je célèbre leur courage, silencieux mais réel.
De la graine sombre aux cimes de lumière,
Ils affrontent l’ombre, la poussière et les guerres.
Aux plantes dignes et forêts que je dénombre,
Unies même devant les heures sombres,
Je rends hommage à leurs troncs et racines,
À leur bravoure, que rien ne destine.
J’ai vu les forêts brûler, leurs cendres danser au vent,
J’ai vu les arbres tomber, brisés, étouffés par le temps.
J’ai senti la terre gémir, desséchée et meurtrie,
J’ai goûté les fruits sans vie, stérilisés par l’industrie.
J’ai entendu les machines hurler, dévorer la mémoire des bois,
J’ai touché les racines mortes, témoins du silence des lois.
Aux troncs qui ploient sans plainte, aux feuilles qui saignent sans bruit,
Je parle au nom des vivants que l’homme oublie.
Aux jeunes pousses, aux graines encore capables de rêver,
Je dis à mon peuple : ne trahissez pas ce qu’ils ont semé.
Chaque arbre replanté est un cri, chaque bourgeon un souffle,
Tant qu’un arbre respire, je veille, je lutte, je souffre.
Nous sommes le rêve des plantes, gardiens de leur mémoire,
Je vous en conjure, ne devenons pas leur cauchemar.
Je suis le médiateur, voix de la Terre Mère,
Témoin de ses douleurs, protecteur de ses prières.
Si le monde oublie, si l’homme détourne son regard,
Je porterai le vivant jusqu’au dernier arbre, jusqu’au dernier espoir.
C'est un appel à la responsabilité humaine envers le monde végétal.
Il donne une voix aux plantes, aux arbres, aux graines et aux racines, pour rappeler que leur vie est fragile et qu’elles souffrent face à la destruction.
Il place l’humain dans le rôle de gardien et médiateur, capable de protéger ou de détruire.
Il insiste sur la résilience de la nature et sur l’importance de replanter et préserver chaque graine, chaque arbre.
Il combine alerte et espoir : même si les forêts meurent, tant qu’un arbre ou une graine survit, il y a encore une chance pour le vivant.
Il conclut avec un message clair :
“Nous sommes le rêve des plantes. Ne devenons pas leur cauchemar.”
Mon texte interpelle, éduque et inspire l’action, tout en donnant au lecteur le sentiment de participer au soin et à la protection de la nature.
J’ai commencé par observer et ressentir la vie végétale autour de moi : les jeunes arbres, les graines, les sols et les forêts. J’ai voulu donner une voix à ce monde silencieux, raconter sa souffrance, sa résilience et l’urgence de le protéger.
Les mots sont nés pour devenir un appel engagé, un hymne où je me place en gardien et médiateur, témoin des arbres abattus, des graines oubliées et des forêts meurtries. Chaque phrase cherche à traduire la fragilité et la force du vivant, tout en inspirant à l’action et à la responsabilité humaine.
Ainsi, le texte est à la fois un cri, un hommage et un manifeste, reflétant mon lien intime avec le monde végétal et mon rôle de gardien de sa mémoire et de son avenir.
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