Dans le silence d'un bocal de verre, le monde s'inverse. Un triton, gardien discret du vivant, veille. Sous lui, enfermée dans une transparence fragile, Victoria demeure assise, absorbée par la lumière froide de son écran. Elle ne voit plus la forêt, n'entend plus le vent, n'existe plus que dans le flux invisible de la technologie.Emprisiotope raconte cette fracture. L'homme, qui pensait contenir la nature, se retrouve contenu à son tour. Celui qui observait devient observé. Celui qui dominait devient fragile. Le triton incarne la mémoire du vivant, la persistance silencieuse de ce qui existait avant nous, et existera peut - être après. Il n'est ni violent, ni hostile : il est simplement là, témoin d'un déséquilibre. Cette image est une question ouverte. Et si la nature reprenait sa place? Et si, demain, notre biotope décidait de nous préserver..• de nous - mêmes ?
La création de cette image repose sur un procédé de double exposition numérique construit à partir de deux prises de vue originales. La première photographie a été réaliser en milieu naturel, où le bocal a été intégrer dans l'environnement du triton. Une attention particulière a été porter au cadrage, à la lumière naturelle et à la profondeur de champ afin de valoriser la présence du triton comme figure centrale. La seconde prise de vue a été réalisée dans un environnement sombre et neutre, afin d'isoler la silhouette humaine assise dans le bocal et éclairée uniquement par la lumière de l'écran. Les deux images ont ensuite été assemblées en post-production sous Adobe Photoshop à l'aide d'un empilement de calques et du mode de fusion "superposition", permettent une intégration réaliste et cohérente des deux prises de vue. Ce processus à permis de construite une image symbolique tout en conservant une base photographique authentique. (Canon EOS 90D)
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