Les territoires de nos villes sont de plus en plus artificialisés ne laissant que peu de place à la nature. À Nantes 2500 hectares agricoles ont été transformés en zone urbaine depuis 1999.
Mais on oublie trop souvent le rôle de la nature, elle qui a tant à nous apprendre, la nature aussi éphémère qu’elle soit, est la base de la vie. Elle est vivante et raconte une histoire : elle naît d’un bourgeon, grandit puis meurt, selon les saisons, l’humeur du temps. Les 2 marguerites que vous voyez s’endorment et se réveillent chaque jour, comme nous les humains, nous possédons finalement des similitudes insoupçonnées.
Habitant en ville, je trouve que la nature est peu présente, oui il y a des arbres, mais nos territoires sont dénués de vraie nature. Je rêve d’une société respectueuse de la biodiversité et intégrée dans le cycle naturel de la vie. Nous devons nous mettre à la hauteur de cette forme de vie sans faire semblant, apprendre à la connaître et rendre nos territoires davantage vivants.
Depuis toujours, la photographie me passionne. Pouvoir figer un instant dans le temps relève d’une ambition hors du commun. Lorsque j’ai reçu mon appareil photo, j’ai eu un coup de foudre pour cet art si particulier. C’était un matin comme un autre, en me promenant dans mon jardin que je suis tombé nez à nez avec cette marguerite qui semblait éclore avec la rosée du matin. Afin de capturer son meilleur angle, j’allais la voir tous les jours, j’ai commencé à tisser un lien avec elle jusqu’au jour où mon père a tondu la pelouse. Tout a été coupé sur son passage, enlevant la vie à cette marguerite et à toutes les autres qui étaient pourtant pleines de vie.
Cette photo, pourtant simple et authentique, réveille l’âme de la nature et prend tout son sens.
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