Le système agronomique global actuel, basé sur la surexploitation des ressources n’est pas durable, et mène à des crises sociales, environnementales et climatiques. Nous avons besoin de repenser notre rapport à la "nature", notamment dans l’agriculture. Écouter les paroles des personnes en contact avec la terre, sur leur rapport à leur environnement, permet de comprendre comment nous pouvons revisiter notre propre relation, mais aussi comment la vision de la nature influence directement les pratiques agricoles. Partager de nouveaux récits, d’autres points de vue, à travers l’art notamment, permet de changer de paradigme, de montrer qu’un autre monde est possible, ici, par exemple, nous voyons que nous pouvons nous organiser en communauté afin de remettre en question le système productiviste.
Ainsi, cette planche de BD a pour but de partager une vision et des aspirations différentes de ce que le système actuel attend, et de créer de nouveaux imaginaires.
Lors d’une année de césure, j’ai, avec des ami•es, réalisé des entretiens semi-directifs avec des personnes ayant un rapport à l’agriculture, portant sur leur relation à la nature. La BD nous a paru un média intéressant, rendant beaucoup plus accessible les résultats d’un entretien, et permettant d’allier notre intérêt pour les sciences sociales, l’art et la transmission. Pour ce concours, j’ai étudié l’interview d’une fille d’agriculteur en biodynamie, et j’ai sélectionné les passages qui me parraissaient intéressants. J’ai choisi 2 passages : un sur le bien-être et le contact avec la terre et l’autre sur la propriété, qui interrogent le thème du Territoire vivant. Dessiner les personnages de la BD sous formes d’êtres vivants non-humains questionne la vision de la nature et notre place dans l’écosystème. Ainsi, la personne interrogée a choisi un Faux-poirier pour se représenter, illustrant bien son propos concernant les cycles lents la propriété et la terre.
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