Ce territoire ne figure sur aucune carte. Il n’a ni centre ni façade. Il respire pourtant, à hauteur d’enfants.
Ici, les matières usées ne meurent pas : elles se métamorphosent. Le pneu devient trône, la souche devient promontoire, le sol poussiéreux devient scène. Ce qui semblait relégué à la marge se réveille sous le poids léger de deux présences. Le territoire vivant n’est pas une géographie ; c’est une activation.
Ces enfants ne possèdent rien, mais ils inaugurent l’espace. Leur simple posture redéfinit le paysage. Ils transforment l’inachevé en possible, l’oublié en centre. Là où l’adulte verrait un manque, ils installent une densité.
Le vivant ne naît pas de la perfection des formes, mais du regard qui insiste, du corps qui s’assoit, du temps qui s’attarde.
Ce territoire vit parce qu’il est réinventé. Parce qu’il refuse d’être décor et devient monde.
Deux enfants en République Dominicaine.
Photos argentiques, Canon AE-1.
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