Je souhaite rappeler que le recyclage de nos déchets est essentiel, mais que le meilleur des déchets reste celui qu’on ne produit pas.
Dans cette œuvre, la nature est organisée selon nos gestes. En réalité, la Terre n’a pas besoin de nous pour fonctionner : c’est l’inverse. Elle nous héberge et nous devons avoir le moins d’impact néfaste possible sur elle.
Le recyclage traite le déchet, la réutilisation évite qu’il existe. Le fait que nos déchets aient une place ne devrait pas servir d’excuse pour continuer à en produire.
Par exemple, les ordinateurs et les téléphones qui vous permettent de me lire, depuis combien de temps les avez-vous ? Est-ce de la seconde main ?
Leur fabrication a nécessité une grande quantité d’eau, l’extraction de métaux rares, des transports internationaux… cela représente une forte empreinte carbone.
Augmenter la durée de vie de nos objets réduit l’impact écologique annuel. Alors, avant de recycler, faisons durer.
J’ai d’abord mûri le thème « territoires vivants » plusieurs jours dans ma tête. Cela m’évoquait la nature et le mouvement, j’y ai alors vu l’opportunité de dévoiler des photographies floues, parfois même abstraites.
Après avoir lu les consignes, j’ai cherché à me les approprier. Postuler avec une photographie unique ne me parlait pas : j’accorde une grande importance aux associations de mes images pour les valoriser, c’est pourquoi je me suis lancée le défi de créer un triptyque.
J’ai parcouru mes disques durs pour rassembler mes images en lien avec l’idée que je me faisait du thème, mais n’ayant pas été pensées en séries, elles manquaient de cohérence. J’ai alors eu l’idée de faire écho aux couleurs du tri sélectif.
Sur une page blanche, j’ai ensuite associer mes photos jusqu’à avoir une composition qui me plaisait, en respectant cette alternance de couleurs dominantes : jaune, bleu, vert.
Enfin, restait la recherche du titre : je voulais un jeu de mot… et je l’ai trouvé !
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