Une prière à la Mère Nature

Suzanne

Texte

WATER_LIFE
EARTH_LIFE

L'oeuvre

Ô vous, maîtresse des tempêtes et des ouragans,
Chère matriarche, sur cette Terre, de toutes vies,
Désormais, vous êtes, par leurs fautes, très appauvrie,
Si puissante, pourquoi nous laisser dans le néant ?


Vous resplendissiez, désormais, vous nous laissez subir,
Vous pouvez les arrêter avec une saine colère,
Profanant sans vergogne nos maisons millénaires,
Et dévorant nos petits pour leur propre et vain plaisir,


Ô vous, tant capable de prouesses par le passé,
Protectrice vigilante depuis la nuit des temps,
Vous voyez, ce qu’ils vous font, ces faits incessants,
Voilà, comme ils sont ingrats envers votre bonté,


À leur rédemption, toujours, vous vous y attendez,
Nous sommes témoins, de votre fol espoir pour eux,
Ils se réveillent peu à peu, ces fiers prétentieux,
Y’a-t-il encore une chance de les raisonner ?


Ô vous, déesse éternelle des temps mémorables,
Votre mansuétude demeure un fait absolu,
Des prédateurs, nous avons déjà survécu,
Mais les laisser nous décimer, est-ce valable ?


Ô vous, oui, c’est bien vous, votre souveraineté,
Mère Nature à laquelle nous nous adressons,
Notre résistance est à bout, mais foi nous gardons,
Alors que s’amenuise notre vitalité,


Ces êtres humains ont tué nos chers frères et sœurs,
Détruisant nos rivières et nos forêts chéries,
Mais renaîtront des cendres les racines fleuries,
Car nulle lignée ne s’éteindra tant que battra votre cœur,


Nous, les animaux de tous les confins du monde,

Avec ceux qui le voudrons, après bien des années,

Ensemble, nous créerons un futur réparé,

Où chaque espèce pourra cohabiter sans fronde.


Le message

Avec ce poème, mon intention première était de nous responsabiliser pour nos fautes en tant qu’espèce. Malgré les termes assez dures qui nous incriminent, je tenais à représenter ce que nous sommes pour les autres êtres vivants qui vivent avec nous sur cette Terre.
Par la personnification de la Nature, je voulais mettre en lumière la puissance de celle-ci (comme par exemple des phénomènes naturels) et que nous sommes bien inférieurs. Et que notre seul sort repose sur elle.
Selon moi, la Mère Nature ne ressent aucune colère juste une grande tristesse, et malgré tout de l’espoir dans notre espèce. Elle garde comme les animaux foi pour un avenir meilleur.

Elle reste en retrait entre les différentes espèces car elle voit quelque chose que elle seule peut voir dû à son grand âge et de sa sagesse acquise. Elle est convaincue que les humains auront un rédemption et qu’un avenir est possible ensemble.


Le processus créatif

Tout d’abord, j’ai rassemblé tout ce que m’inspirait le sujet du concours « Territoire vivant » sur une feuille blanche. Je savais que je voulais écrire un texte mais je ne savais pas encore sous quelle forme. Cependant au fur et à mesure que ce que je voulais transmettre se mettait en place, le poème me semblait être celle qui correspondrait le plus.
Avant de commencer à écrire, j’ai choisi les caractéristiques du poème pour éviter des dispersions. J’ai alors déterminer : l'évolution narrative, la destinataire (Mère Nature), la voix énonciative (les animaux), la composition (quatrains rimés ABBA, vers de 13 syllabes, ton néoclassique), et enfin le message central adressé au lecteur.
Ensuite, j’ai affiné le texte en ajustant le nombre de syllabes et les rimes. Et après plusieurs brouillons et quelques réécritures de certains vers, je vous présente ma création.