Ce texte, posé sur une mélodie, symbolise le changement d’un lieu qui nous a marqués, qui nous a laissé des souvenirs précis et des marqueurs sensoriels que l’on peine à retrouver. Notre accroche environnementale, durant l’enfance et l’adolescence, est forte, marquée par des traces mnésiques qui continuent d’exister à travers cette mélancolie, ce spleen. Ici, le changement de territoire est brutal. La nature laisse place à la ville et à une nouvelle biodiversité. Le but est d’accepter ces changements, qu’ils soient positifs et/ou négatifs. Accepter qu’il y avait une certaine vie avant, et qu’il y en a une nouvelle maintenant.
J’ai voulu retranscrire ce message à travers un lien humain. J'ai donc imaginé deux personnages : un narrateur qui porte un message, et un interlocuteur. Le narrateur explique ce qu’il voit, ce qui a changé, à une personne qui a elle aussi connu ce lieu à la même époque que lui. C’est comme s’il cherchait l’approbation de son interlocuteur, comme s’il avait peur de la situation et cherchait du réconfort auprès de quelqu’un qui pourrait comprendre ce qu’il ressent.
Puis, aux deux tiers du texte, le narrateur se rend compte que ce qu’il croyait perdu était peut-être toujours là, mais qu’il ne le ressentait plus comme avant. Qu’il y ait eu des changements ou non, c’est ce qui est dans le présent, et il faut l’accepter. Il accepte que toute chose change.
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